La gestion écologique des déchets, créatrice d'emplois

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    Calvin et Robert, deux éboueurs de TakaTaka Solutions, ramassent les ordures de 8 000 ménages bénéficiant des nouveaux services de gestion des déchets.

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    2,5 millions d'habitants (soit deux tiers de la population de Nairobi) n'ont pas accès à des services adéquats d'élimination des ordures. Ces montagnes d'immondices, dépotoirs sauvages, représentent un grave danger sanitaire et polluent les eaux souterraines.

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    Les éboueurs ramassent les déchets chez les clients.

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    Les enfants du voisinage veulent montrer qu'ils sont assez costauds pour participer au projet!

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    Les poubelles sont fournies par le projet, pour faciliter au client le tri des déchets.

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    Le «Transfer Point» de Kangemi: c'est ici que la «récolte» est triée puis envoyée au compostage ou au recyclage.

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    Mesure de la température des engrais à l'installation pilote de compostage de Kangemi.

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    Hier au chômage, aujourd'hui gestionnaire: Emily Achieng, mère de deux enfants, dirige l'installation de compostage de Kangemi.

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    Le compost tout frais est mis à l'essai comme engrais sur l'une des deux fermes expérimentales.

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    Des verres faits à partir de bouteilles récupérées.

La plupart des habitants de Nairobi brûlent leurs ordures ou s'en débarrassent illégalement dans la ville: une élimination écologique coûterait trop cher. Ce projet de protection climatique leur donne la possibilité de traiter leurs déchets de façon écologiquement responsable, à des prix abordables: 80% des déchets ramassés sont soit recyclés soit compostés, ce qui contribue à réduire les émissions de CO2.

Comme dans beaucoup de villes du tiers-monde en forte croissance, le traitement des déchets est un véritable problème à Nairobi. À cause d'une planification déficiente et du manque de ressources financières des administrations, 2,5 millions d'habitants – deux tiers de la population – ne disposent d'aucune solution abordable pour éliminer leurs déchets ménagers. Aussi, ils les brûlent ou les déversent illégalement dans la ville. En conséquence, beaucoup d'enfants et d'adultes souffrent de graves problèmes de santé, maladies infectieuses ou troubles broncho-pulmonaires notamment.

La vision de TakaTaka Solutions, partenaire local de myclimate à Nairobi, est celle d'un monde sans déchets: «TakaTaka» signifie «ordure» en kiswahili. Après une phase pilote de deux ans dans le bidonville de Kangeni, le projet de TakaTaka fournit désormais un service abordable de collecte des déchets à plus de 32 000 personnes. Chaque jour, 4 tonnes de déchets sont converties en compost, offrant un emploi à 85 jeunes défavorisés entre 25 et 35 ans. Trois centres de recyclage ont été mis en place, dans le bidonville de Kangeni et les quartiers de Kawangware et Githogoro. Une installation de compostage a été récemment construite pour traiter chaque jour 25 tonnes de détritus organiques; c'est la première installation de ce type en Afrique à utiliser la technologie Gore-Tex. Le but du projet est de fournir à un prix abordable, d'ici 2016, des services de ramassage des ordures à plus de 80 000 personnes et de recycler 20 tonnes de déchets par jour. Ce projet devrait générer 200 emplois et, sur les dix prochaines années, réduire de 25 000 tonnes les émissions de CO2.

En étroite collaboration avec l'entreprise sociale kényane TakaTaka Solutions et d'autres partenaires, myclimate aide à mettre en œuvre une solution socioéconomique innovante qui permettra de recycler jusqu'à 90% des déchets. Outre les campagnes de sensibilisation au tri des ordures, le projet implique des groupes de jeunes gens qui ramassent les déchets, les trient, revendent les matériaux recyclables (papiers, plastiques, verre, textiles) et apportent les matières organiques aux centres de compostage. Ces engrais naturels de haute qualité sont revendus aux paysans. Durant la phase pilote, ces engrais organiques sont mis à l'essai dans deux fermes expérimentales.

Cette approche holistique aborde le problème des déchets sous l'angle de l'entrepreneuriat social, qui leur donne une valeur marchande et crée des emplois; en outre, elle permet d'améliorer sensiblement les conditions sanitaires face à la pollution environnementale. L'argent des dons permettra d'assurer la pérennité financière des installations de compostage; c'est d'autant plus crucial qu'au Kenya, le marché du compost en est encore à ses débuts. De plus, ces revenus additionnels permettront de développer le marché et l'aider à atteindre la taille critique nécessaire pour s'auto-entretenir.

Le projet est à la recherche d'un généreux donateur! Vous êtes intéressé/e? Contactez-nous!

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