Une première en Suisse: deux millions de salades en avantage environnemental

En octobre, l’inauguration d’une installation de culture de salades unique en Suisse a eu lieu à Oftringen (AG). La salade issue de l’hydroculture séduit par ses nombreux avantages en termes de durabilité, comme l’attestent les calculs de myclimate. Ont été analysés non seulement les émissions de CO2 mais aussi d’autres impacts sur l’environnement et l’utilisation de ressources.

 

Etudes de compatibilité environnementale; Saalt, hydroproduction, myclimate

Dans une serre à Oftringen (AG), il sera possible à l’avenir de produire toute l’année de la salade selon une méthode de production durable. Patrick Forster, gérant de l’exploitation Forster Gruppe AG à Pfaffnau, montre l’un des grands avantages de cette installation: «Dans cette serre, il sera possible de produire sur une surface d’environ un hectare deux millions de salades alors qu’un champ extérieur d’environ huit hectares serait nécessaire à cet effet.»

Mais aussi du point de vue de la durabilité, beaucoup d’arguments plaident en faveur des salades issues de l’hydroproduction. Pour pouvoir qualifier de façon précise ces aspects, myclimate s’est vue confier une étude de compatibilité environnementale. Celle-ci a couvert une large proportion d’impacts possibles sur l’environnement, allant de l’utilisation d’eau et d’engrais jusqu’aux émissions de CO2 en passant par la consommation d’énergie. «L’installation est un exemple réussi d’une production conçue de façon durable. Sur une surface relativement petite, on produit en préservant les ressources et avec un impact nettement moindre sur l’environnement» résume Daniel Kammerer, responsable du secteur Conseil et solutions chez myclimate.

Moins d’eau, moins d’engrais, moins d’émissions

Comparé aux procédés courants de culture de salades en Suisse et aux pays étrangers voisins, l’installation se distingue de façon exceptionnelle: «Nous avons besoin d’environ 50 pour cent d’eau en moins qu’un champ à l’air libre et en outre, nous allons pouvoir utiliser la chaleur de l’installation de combustion voisine. Nous contribuons ainsi à réduire nettement les émissions de gaz à effet de serre», explique Patrick Forster. Grâce à un dosage beaucoup plus ciblé, la consommation d’engrais baisse considérablement.

«Nous franchissons une petite étape en démontrant nos compétences qui vont au-delà de la gestion du CO2 dans cette étude remplie de défis et jusqu’ici unique». Ainsi Daniel Kammerer qualifie-t-il l’importance de l’étude pour myclimate.

Même en matière d’aspect de durabilité économique, les pouces vont vers le haut. Avec les coopératives Migros d’Aar et de Zurich, des partenaires de distribution ont été trouvés pour les salades. Les premières salades ont été semées vers la mi-février 2016 dans la serre. Dans l’assortiment des deux coopératives Migros, elles sont sur les étals depuis le début de l’été 2016.

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