Dans son dernier rapport de 2018, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) a démontré que les émissions nettes devaient être réduites à zéro afin de stabiliser les températures mondiales. En effet, tous les scénarios étudiés sans réduction des émissions à zéro ne permettaient pas d’arrêter le réchauffement climatique. Cet objectif a été ratifié par la Suisse, l’UE et de nombreux autres États dans le cadre de l’Accord de Paris (voir: Que sont le protocole de Kyoto et l’Accord de Paris?).
Étant donné que la Terre réagit fortement aux moindres modifications des taux de CO₂, de méthane et d’autres gaz à effet de serre dans l’atmosphère, il est indispensable de réduire ces émissions jusqu’à retrouver l’équilibre. Le terme zéro émission nette signifie que toutes les émissions de gaz à effet de serre produites par l’activité humaine doivent être retirées de l’atmosphère à l’aide de mesures de réduction pour que le bilan climatique net de la Terre, c’est-à-dire après déduction des diminutions naturelles et artificielles de CO₂ (voir: Que sont les «émissions négatives?), équivaille à zéro. L’activité humaine serait alors climatiquement neutre et la température mondiale se stabiliserait.
Il faut toutefois garder à l’esprit que plus nous mettons de temps à atteindre zéro émission nette, plus nous devons produire d’émissions négatives. Vous trouverez de plus amples informations à ce sujet dans les articles consacrés aux émissions négatives ou au budget CO₂.
Sources: IPCC 2018 Special Report 15
Vous trouverez de plus amples informations sur le changement climatique et la protection du climat en Suisse dans notre Brochure climatique